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Démarche

Depuis 2014, je peins des chihuahuas. J’en suis à plus de 2500 et mon objectif est d’atteindre à terme les 10000.

Au début, il s’agissait juste d’un moyen d’apprendre à peindre. Un défi d’un an pour progresser en peignant chaque chihuahua de mon calendrier. Mais, au bout d’un an, je n’ai pas arrêté. J’ai compris qu’avoir un seul sujet force à se renouveler et décuple la créativité. 

Le chihuahua est un animal qui a beaucoup de facettes, c’est pourquoi il permet tant de variations. Je trouve qu’il possède une palette d’émotions plus large que d’autres races de chiens, que ce soit la tendresse infinie, le courage, la tristesse parfois, jusqu’à la rage. Il vit dans un monde trop grand pour lui et n’a d’autre choix que d’essayer de trouver sa place.

Chaque chihuahua peint est numéroté. Certains sont réussis, d’autres beaucoup moins, mais tous sont nécessaires à mon évolution. En visant la quantité, je me libère de la pression du résultat et j’obtiens parfois des peintures que je trouve meilleures et plus créatives.

Au fil des ans, j’ai remarqué que ma pratique peut se résumer à deux gestes : 

  • Peindre de façon réfléchie pour apaiser mes émotions
  • Peindre de façon intuitive pour exprimer mes émotions

Le plus important pour moi reste le moment où mes chihuahuas arrivent à toucher les personnes qui les regardent, car j’ai découvert que, même si ma pratique reste axée sur mon ressenti, elle exprime aussi des sentiments universels.